
mardi 28 octobre 2008, par
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Il le dit dans une de ses légendes : « Nous ne sommes ni cette masse informe de la vision des grands de ce monde, ni des guerriers isolés se détachant d’un fond brumeux créé par les lacrymos le poing en l’air ou agitant un drapeau comme les aiment les journaux pour leur une. » C’est pour cela que Marc Monticelli, communiste niçois, militant pour une autre mondialisation, a capté des instants en noir et blanc, comme des centaines d’autres manifestants, pendant quatre jours lors de la contestation du sommet du G8 en juillet dernier. Parmi la cinquantaine de photographies qu’il publie sur le très recommandable Spasme, il y a tout l’air de la ville pendant les journées chaudes, sa sale gueule de cité volée à la société civile, à la société tout court, les visages radieux des êtres ensemble, ce bonheur et cette énigme, le sang et la joie. Vous croyez tout avoir vu de Gênes. C’est faux.
Thomas Lemahieu