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En terre hostile, y-a t-il encore une place pour les sites alternatifs ?

mercredi 25 juin 2008

Dans son édition du 6 juin, le Patriote intitulait son dossier de la semaine "Révolution.net" . Comme le patriote est un hebdomadaire local, je me suis dit qu’il allait y être question du rôle d’internet et des sites web de proximité dans le développement des mouvements locaux et comment internet à permis le "penser global, agir local" et l’émergence du mouvement altermondialiste. Ce ne fut pas tout à fait le cas : le dossier a traité de deux questions : celle des défis de la presse face au web, et celle du rôle des sites web alternatifs comme "Bellaciao", ou "legrandsoir" ; des sites qui couvrent le "penser global", mais pas "l’agir local".

D’abord chagriné, j’ai dû me rappeler amèrement que Nice était une terre hostile et que le journaliste du Patriote aurait eu bien du mal à apporter une réflexion en s’appuyant sur un web local alternatif qui est mort. Qui se souvient de Vianice, Spasme, Salade-Nicoise, Grasse-à-gauche, ou encore Indymedia-Nice ?

Bien sûr il y a des blogs sur Nice, mais toujours très "institutionnels", même quand ils s’en défendent. Il y a Nice-Première, qui ne fait pas vraiment dans l’"alternatif". Il y a le Patriote, qui reste l’hebdo du PCF malgré son ouverture.

Après la disparition des principaux sites qui animaient le web politique et social local, y-a t-il encore une place pour des sites alternatifs sur Nice ? Ou s’agissait-il d’épiphénomènes numériques créés par quelques illuminés que la real-politik niçoise allait rattraper tôt ou tard ?

La vérité est ailleurs.