Contre toute attente, un millier de personnes ont manifesté ce samedi après-midi pour le droit à la santé, le refus de la franchise, la reconnaissance des pénibilités dans le privé et le public.
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Manifestation pour le droit à la santé
C’est bon pour le moral, c’est bon bon, ...
Pendant que l’état français met en place une sélection biologique des nouveaux entrants (pour le moment, il s’agit de vérifier la pureté des familles, mais comme le dit Axel Khan, « le ver est dans le fruit » et on ne sait pas où celà va nous mener, ou plûtot nous le savons trop bien) , deux évènements ont éclairci le ciel de France, et nous ont fait un peu oublié le bruit des bottes.
Le premier c’est bien évidemment le prix Nobel de Physique qui vient d’être décerné à un Français (cocorico) : Albert Fert : et à un Allemand : Peter Grünberg ; pour leur découverte de la magnétorésistance géante (lire sur le site du CNRS) .
Ce prix prend un sens particulier en ce moment en France où la recherche est en train d’être sacrifiée sur l’otel du libéralisme, du court terme et du profit immédiat, mettant en péril la recherche fondamentale, et donc nos capacités d’innovations futures.
La faute à des politiques qui n’ont aucune culture scientifique.
On ne peut que leur conseiller de profiter de l’excitation provoquée par ce prix pour se rendre à la fête de la science qui à lieu jusqu’à dimanche un peu partout en France (à Nice ça se passe sur la campus Valrose / Fac des sciences).
Le second c’est l’entrée pour la première fois à l’Académie des Beaux-Arts d’un photographe : Lucien Clergue. Il est, entre autre, le co-fondateur des « Rencontres Internationales de la Photographie » d’Arles.
C’est une reconnaissance « historique » pour la photographie (au moins dans l’hexagone).
Suivra un deuxième fauteuil dans cette nouvelle section « photographie » de l’académie pour Yann Arthus-Bertrand.
Si le choix de Lucien Clergue parait clair de par son activité de photographe et son rôle dans le milieu photographique, celui de Yann Arthus-Bertrand -le chouchou des médias qui nous fait la leçon sur l’avenir de la planète en alimentant son appareil photo d’images de la terre vue du ciel, mais aussi en alimentant son hélicoptère de kérozène- est à mon avis plus sujet à contreverse.
Touche pas à mon ADN - Signez la pétition
En instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le cadre d’un regroupement familial, l’amendement Mariani, adopté par l’Assemblée Nationale, fait entrer la génétique dans l’ère d’une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais dorénavant dévolue au contrôle étatique.
Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux.
Tout d’abord, des problèmes d’ordre éthique. En effet, l’utilisation de tests ADN pour savoir si un enfant peut venir ou non rejoindre un parent en France pose d’emblée cette question : depuis quand la génétique va t’elle décider de qui a le droit ou non de s’établir sur un territoire ? Au-delà, depuis quand une famille devrait-elle se définir en termes génétiques ? Sont pères ou mères les personnes qui apportent amour, soin et éducation à ceux et celles qu’ils reconnaissent comme étant leurs enfants.
Ensuite, cet amendement fait voler en éclats le consensus précieux de la loi bioéthique qui éloignait les utilisations de la génétique contraires à notre idée de la civilisation et de la liberté.
Enfin, cet amendement s’inscrit dans un contexte de suspicion généralisée et récurrente envers les étrangers qui en vient désormais à menacer le vivre ensemble. Car tout le monde s’accorde à dire que la fraude au regroupement familial ne peut être que marginale au regard des chiffres d’enfants annuellement concernés et au regard de l’absence de raison substantielle qu’il y aurait à frauder dans ce domaine. En effet, quelle étrange raison pousserait les immigrés à faire venir massivement dans notre pays des enfants qu’ils sauraient ne pas être les leurs ? Autrement dit, l’amendement instaurant les tests ADN n’a pas pour fonction de lutter contre une fraude hypothétique mais bien de participer à cette vision des immigrés que nous récusons avec force.
Nous sommes donc face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble introduit des changements profondément négatifs. C’est pourquoi, nous, signataires de cette pétition, appelons le Président de la République et le Gouvernement à retirer cette disposition, sous peine de contribuer, en introduisant l’idée que l’on pourrait apporter une réponse biologique à une question politique, à briser durablement les conditions d’un débat démocratique, serein et constructif sur les questions liées à l’immigration.
Ours : encore un drame au parc Valrose
On savait que les Pyrénées n’étaient pas un endroit très sûr pour les ours. Dans cette région, leur vie n’est pas des plus simples. Après Cannelle et Palouma, cet été c’était au tour de Franska de succomber.
Mais la menace guette les ours également dans notre région, et plus particulièrement au Parc Valrose où l’on a retrouvé abandonné cet ours qui ne demandait qu’à être aimé.
Les étudiants passant à côté de lui dans l’indifférence générale.
Mais jusqu’où ira la folie des hommes ?
Tokyo : 10 secondes pour 35 ans
Santa Capelina
Tous les 1er mai, des niçois se rassemblent à Rauba capeu, place qui surplombe la mer (entre le Vieux Nice et le port) et où le vent vole les chapeaux, pour rendre hommage à Santa Capelina. Le déroulement de la fête est assez simple : vous venez avec un chapeau sur la tête et un poisson dans les mains pour participer à la confection de la soupe de poisson dans la rue. Pendant la préparation, vous prenez le soleil, vous rencontrez les autres niçois, les gens d’ailleurs, vous chantez en occitan, vous dansez sur la batucada des bosinaires ou des Samba ti, vous faîtes deux pas de paso doble grâce aux cuivres des fanfarons, et vous buvez un coup à la santé de la sainte. Il faut aussi faire un voeu qui sera livré aux flots avec la sainte. Ensuite on fait un petit tour de ville, et retour sur la plage, où les plus courageux se lancent à la mer pour aider Santa Capelina à gagner le large...
La plus grande photo du monde est argentique
Alors que le numérique a presque finie d’asphyxier l’argentique, voilà que cette dernière lance comme un ultime cri de résistance au travers du « Legacy Photo Project » : réaliser la plus grande photo du monde (et par là même, le plus grand appareil photo du monde) en utilisant une des plus anciennes techniques, des plus simples et élégantes : le sténopé.
La taille de la photo est de 33,8 m par 9,4 m.
Le temps de pose est à la hauteur : 10 jours.
Le développement s’est fait dans une sorte de piscine olympique.
Si vous avez la chance d’aller du coté de la californie en septembre, la photo est exposé du 6 au 29 septembre au « Art Center College of Design » à Passadena
« La photographie n’est pas une image de quelquechose, mais un objet à propos de quelquechose » - Robert Heinecken (1932-2006).
Les 500 plus grandes fortunes professionnelles de France pèsent 15% du PIB
PARIS (AFP) - Le total des 500 plus grandes fortunes professionnelles de France est passé en un an
de 200 à 280 milliards d’euros et pèse désormais 15% du PIB contre 6% il y a dix ans, selon le
classement 2007 établi par le magazine Challenges publié jeudi.
Au cours de la décennie 1997-2007, le patrimoine professionnel des 500 plus grosse fortunes a triplé
et a progressé trois fois plus vite que la richesse nationale, note le magazine.
Il y a 6 ans, le G8 assassinait Carlo Giuliani
Les années passent, et malheureusement le souvenir de Carlo s’estompe avec le temps un peu partout, et même chez les militants présents lors des évènements de Gênes
Mais il n’en ai pas de même en Italie ou le traumatisme reste profond, et malgré les diverses « entourloupes » les Italiens veulent que toute la lumière soit faite sur la mort de Carlo et sur les violences au centre média.
Gènes : la page pas tourné
correspondance particulière.
Six ans après, la page sanglante du G8 de Gènes n’est pas encore tournée. Le gouvernement de Romano Prodi a certes changé le chef de la police de l’époque Gianni De Gennaro. Mais son successeur n’est autre qu’Antonio Manganelli, jusqu’à présent numéro deux de… De Gennaro. C’est un choix de continuité totale. Et De Gennaro, lui-même, ne disparaît pas. Tout au contraire il vient d’être promu comme chef de cabinet du ministre de l’Intérieur Giuliano Amato.
Cette promotion est d’autant plus surprenante que le chef de la police sortant a été mis en examen, la semaine dernière, par le parquet de Gènes précisément dans l’affaire de la répression sanglante du G8 des 20 et 21 juillet 2001.
Le gouvernement du centre gauche éprouve, de toute évidence, les plus grandes peines à intervenir de manière efficace sur les appareils de la - sécurité d’État, y compris lorsque les dirigeants de ces derniers sont accusés de porter atteinte aux principes constitutionnels les plus élevés. C’est aussi le cas de l’ancien directeur du Sismi, Nicolò Pollari, mis en examen pour complicité avec la Cia dans l’enlèvement à Milan de l’égyptien Abou Omar supçonné de terrorisme, mais aussi pour une affaire de fichages illégaux : Prodi a nommé un nouveau directeur pour le service d’information militaire mais il continue de protéger Pollari en confirmant le Secret d’État sur l’affaire Abou Omar.
Alessandro Mantovani
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