
Elle était moche et gloque, elle sentait la pisse, mais elle nous rendait bien service en plein centre de la ville.
Maintenant la gare routière va s’éclater aux quatre coins de Nice, ce qui va transformer les déplacements en véritable enfer.

Vue ce samedi dans la vitrine d’une agence de voyage en plein centre de Nice : "ENFANTS GRATUITS" ?????
J’ai cru m’étouffer en voyant ça. J’ai beau le retourner dans tous les sens, je ne vois pas de double sens, il est bien proposé des enfants gratuitement.
Il faut espérer qu’il s’agit d’une maladresse de traduction hasardeuse entre l’anglais et le français.

Afin de ne pas inciter au tabagisme ni à la délinquance routière, l’affiche pour l’exposition Tati à la cinémathèque française comme elle devrait être après censure (lire l’article de Telerama) :

Petit détournement de la campagne de pub de France-Info telle que je l’ai reçu



Ben est à l’art ce que le beaujolais nouveau est au vin.

Nice-Matin a le sens de l’humour ... noir : dans son édition d’aujourd’hui (20/05/2008) on pouvait trouver cote à côte une annonce pour "la fête des voisins" et un article intitulé "La rixe finit dans un bain de sang" à propos d’un grave incident qui s’est déroulé rue de France entre un restaurateur et des habitués.


Une campagne de com’ qui sent bon le Sarkozisme et le néolibéralisme ambiant, où tout devient marchandise même le savoir, a fleuri sur les murs de la ville. Il s’agit d’une campagne pour la société de soutien scolaire Acadomia.
Pour cette société, il n’est plus question de champs de connaissances mais de champs de batailles : l’élève fait la "tête au carré aux mathématiques", prend le "pouvoir sur le français", n’a "plus peur de la biologie", et a "gagné sa bataille contre l’histoire".
Cette série de slogans aurait-elle été imaginée par une bande de cancres décidée à faire porter le chapeau de leur médiocrité au système éducatif ?
En tout cas ça y ressemble.
Ces publicités qui attaquent notre système éducatif n’ont l’air de choquer personne.
Alors j’espère voir dans ce monde de la libre entreprise, des publicités de cabinets d’avocats proposant leurs services à des clients ayant subi des abus ou violences policières.
Pendant que l’état français met en place une sélection biologique des nouveaux entrants (pour le moment, il s’agit de vérifier la pureté des familles, mais comme le dit Axel Khan, "le ver est dans le fruit" et on ne sait pas où celà va nous mener, ou plûtot nous le savons trop bien) , deux évènements ont éclairci le ciel de France, et nous ont fait un peu oublié le bruit des bottes.
Le premier c’est bien évidemment le prix Nobel de Physique qui vient d’être décerné à un Français (cocorico) : Albert Fert : et à un Allemand : Peter Grünberg ; pour leur découverte de la magnétorésistance géante (lire sur le site du CNRS) .
Ce prix prend un sens particulier en ce moment en France où la recherche est en train d’être sacrifiée sur l’otel du libéralisme, du court terme et du profit immédiat, mettant en péril la recherche fondamentale, et donc nos capacités d’innovations futures.
La faute à des politiques qui n’ont aucune culture scientifique.
On ne peut que leur conseiller de profiter de l’excitation provoquée par ce prix pour se rendre à la fête de la science qui à lieu jusqu’à dimanche un peu partout en France (à Nice ça se passe sur la campus Valrose / Fac des sciences).
Le second c’est l’entrée pour la première fois à l’Académie des Beaux-Arts d’un photographe : Lucien Clergue. Il est, entre autre, le co-fondateur des "Rencontres Internationales de la Photographie" d’Arles.
C’est une reconnaissance "historique" pour la photographie (au moins dans l’hexagone).
Suivra un deuxième fauteuil dans cette nouvelle section "photographie" de l’académie pour Yann Arthus-Bertrand.
Si le choix de Lucien Clergue parait clair de par son activité de photographe et son rôle dans le milieu photographique, celui de Yann Arthus-Bertrand -le chouchou des médias qui nous fait la leçon sur l’avenir de la planète en alimentant son appareil photo d’images de la terre vue du ciel, mais aussi en alimentant son hélicoptère de kérozène- est à mon avis plus sujet à contreverse.
On savait que les Pyrénées n’étaient pas un endroit très sûr pour les ours. Dans cette région, leur vie n’est pas des plus simples. Après Cannelle et Palouma, cet été c’était au tour de Franska de succomber.
Mais la menace guette les ours également dans notre région, et plus particulièrement au Parc Valrose où l’on a retrouvé abandonné cet ours qui ne demandait qu’à être aimé.
Les étudiants passant à côté de lui dans l’indifférence générale.
Mais jusqu’où ira la folie des hommes ?
