On avait pris l’habitude de manifs de salariés sur Nice (toutes confondues) extrêmement ..., comment dire pour ne pas être blessant, ..., chiantes, tristes, et sans énergies.
Heureusement pour nous les lycéens sont en mouvement ainsi que les sans-papiers (prolongeant sur le département cette formidable lutte débutée avec la CGT en région parisienne il y a quelques semaines). Une manif où se sont mêlées deux de nos valeurs fondamentales : éducation et solidarité, qu’elle soit entre travailleurs français et immigrés, ou entre générations (ou entre lycéens et enseignants).
Ce sont les lycéens qui ont ouvert le cortège ; chants, slogans, musique, ... Très bonne ambiance, et je viens de réaliser, aucune embrouille entre organisations de jeunesse. Les sans-papiers (mais pas sans travail) ouvraient eux le cortège de la CGT au cris de « Régularisation de tous les sans papiers », ou encore « 1ere, 2ème, 3ème génération, nous sommes tous des enfants d’immigrés ». J’ai rarement vu les camarades comme je les ai vu aujourd’hui, avec des sourires un peu béat, au coté des sans papiers, comme s’il s’agissait de retrouvaille de famille. Sur leurs visages je pouvait lire : « on est heureux d’être ensemble ». Les enseignants de la FSU venus très nombreux, fermaient la marche.
Le 22 mai, on remet ça. Pourquoi ? Pour vous donner une petite idée supprimer un départ à la retraite sur deux, ça fait 54 000 postes dans l’éducation. Rapporté au département, ca faira 540 pour le 06. On voit mal comment les bahuts vont pouvoir s’en sortir. On pourrait parler de l’enseignement supérieur et de la recherche : le gouvernement veut du court terme et du rentable, et nous jette en pâture au privé. Une sorte de privatisation qui ne dit pas son nom. On pourrait aussi parler des hôpitaux ou de la justice qui déjà tellement asphyxiées.
J’en ai rêvez, les JDDJ3J (comprenez, je deviens DJ en 3 jours) l’ont fait. Une soirée sous le signe de la gameboy et de la music 8bits -mais pas seulement- plus une dose de jeux sur SuperNes. Il y avait les vétérans, plus d’un an de carrière comme Jules et Raph, et puis les nouveaux pour qui c’était leur première fois . Et surprise, le cocktail est explosif et a fonctionné au delà de ce que j’imaginais, au point que j’ai fait abstraction des cris stridants des supportrices (non ce n’est pas l’effet de l’alcool comme le pense mon ami Pascal). Les petits problèmes d’enchainements n’ont pas gêné, mieux, ils alimentent la performance. Un comble non :-) Et puis pas mal d’éclectisme malgré la thématique de la soirée, et l’impression que ces jeunes ont une sacrée culture musicale.
Je me suis bien demandé à un moment si j’étais dans une boum. Sans doute la différence d’age qui me revenait dans la gueule comme un boomerang. Et puis finallement, pourquoi pas. C’est aussi ça qu’on recherche en soirée, revivre de façon plus formalisé socialement, nos fameuses boums.
Seule déception : ma performance minable à MarioKart sur la SNes face à Jules. Mais je vais m’entrainer pour prendre ma revanche.
Seule vraie déception : qu’il n’y ait eu que la jeune génération ce soir là (22 ans max), et que les adeptent de musiques « urbaines » qui venaient déjà il y a plus de 10 ans au Ghost pour écouter Melik, Luc, Orest, ... aient été absents. Vous avez dit ghettoisation générationelle ?
Unions départemental CGT en pleine efferscence ce matin avant la manif de la fonction publique et des services spéciaux (photos de la manif disponible à cette adresse) On confectionne des pancartes contre la politique de Sarkozy. Tout à coup apparait « retour aux 40h » sur une vielle pancarte. Mais d’où sort ce slogan ? Après avoir bien ri, on cache le slogan. Pas de ça chez nous. On est pour les 35 h dans la maison :-)
Une campagne de com’ qui sent bon le Sarkozisme et le néolibéralisme ambiant, où tout devient marchandise même le savoir, a fleuri sur les murs de la ville. Il s’agit d’une campagne pour la société de soutien scolaire Acadomia.
Pour cette société, il n’est plus question de champs de connaissances mais de champs de batailles : l’élève fait la « tête au carré aux mathématiques », prend le « pouvoir sur le français », n’a « plus peur de la biologie », et a « gagné sa bataille contre l’histoire ».
Cette série de slogans aurait-elle été imaginée par une bande de cancres décidée à faire porter le chapeau de leur médiocrité au système éducatif ? En tout cas ça y ressemble.
Ces publicités qui attaquent notre système éducatif n’ont l’air de choquer personne. Alors j’espère voir dans ce monde de la libre entreprise, des publicités de cabinets d’avocats proposant leurs services à des clients ayant subi des abus ou violences policières.
Il y a les institutions, les galeries, et puis il y a des lieux plus improbables où l’on peut découvrir des talents photogaphiques.
C’est le cas du tout nouveau bar le Bliss dans le vieux-Nice (12 rue de l’Abbaye) qui a été inauguré vendredi soir (voir les photos de la soirée), et qui propose à découvrir une série de Jérome Icardo : « Nice place to dream about / 2007 ». Loin des concours du plus de pixels, Jérome utilise un simple Polaroid, puis en fait un tirage numérique en 50*60 cm. A découvir absolument !!!