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Lithographies : "L’application du principe d’équivalence" par J.-M. Alberola et D. Lynch

Mathématiques, un dépaysement soudain

31 janvier 2014 - Culture

Ce portfolio a été édité dans le cadre de l’exposition Mathématiques, un dépaysement soudain présentée du 21 octobre 2011 au 18 mars 2012 à la Fondation Cartier pour l’art contemporain à Paris.
Il comprend deux lithographies inédites réalisées à quatre mains par Jean-Michel Alberola et David Lynch et intitulées L’application du principe d’équivalence.
Les lithographies, imprimées par l’atelier Idem à Paris, sont numérotées et signées par les artistes.
L’édition de ce coffret est limitée à 110 exemplaires dont 30 exemplaires hors commerce.

Ce coffret porte le numéro 29.

Pourquoi vingt-neuf me direz vous ?

Vingt-neuf est le plus petit nombre premier qui était disponible lors de l’acquisition. Il est le 10ème nombre premier. Il est aussi :
- un nombre premier de Sophie Germain ;
- un nombre primoriel ;
- la somme de trois carrés 2^2 + 3^2 + 4^2 ;
- un nombre de Lucas ;
- un nombre de Pell ;
- un nombre premier long ;
- un nombre Tetranacci ;
- un nombre premier super-singulier ;

Alors ?? Il est pas super 29  ?


Le Macintosh a 30 ans

24 janvier 2014 - Archeoputers - Collection

Quelle claque quand en 1984, âgé de 13/14 ans, je découvrais le Macintosh tout juste sortie.

Il faut réaliser ce qu’était l’informatique grand public à l’époque : des PC et un DOS immondes ; des ordinateurs familiaux amusants mais loin d’être vraiment utiles et conviviaux ; des logiciels sur supports cassettes dont la fiabilité était aléatoire ; des graphisme pauvres ; ...
Je sévissais déjà depuis 2 ans sur TI99/4A au collège et Laser 200 (le seul à avoir une sortie Secam) à la maison.

J’ai pu tester un mac pour la première fois en mars/avril 1984 chez SIVEA au dernier étage des Galeries Lafayette de Nice. Ce fût un choc. Je n’ai pas tout de suite compris comment l’utiliser. On avait jamais vu ça : une interface graphique et un souris pour que l’utilisateur dirige l’ordinateur et pas le contraire. On changeait radicalement de paradigme. Sur le coup j’ai été très frustré et vexé d’avoir été mis en défaut de compréhension.
En juin 1984 j’ai eu la grande chance que mes parents en achète un pour le travail d’écriture de mon père (le macintosh a changé la vie des écrivains qui jusque là utilisaient au mieux une machine à écrire).
Ce que je ne savais pas c’est que ce moment allait définitivement orienter ma vie.
J’ai toujours le Mac de mon père (upgradé en Mac Plus en 1986).

Des élèves de classe de 4ème découvre le Macintosh 128 et MacPaint à l’Espace-Turing

Pix’n Love #24 - Hiroshi Yamauchi

13 janvier 2014 - Jeux-vidéo

Nos amis des éditions Pix’n Love auront su nous faire désirer le n° 24 de leur mook (à ne pas confondre avec les MOOC). Il faut dire que coté sortie, ils n’ont pas chômé : biographie d’Eric Chahi, bible Game Boy, ainsi que des livres sur l’histoire de la Xbox, le succès des Pokémon (ça me serait utile, je ne le comprends pas :D), ... .
Tout l’intérêt des livres que ces éditions nous proposent c’est qu’ils s’inscrivent dans le temps. Il n’est donc pas nécessaire de sortir en urgence un numéro mal ficelé pour coller à l’actualité.

La une de ce numéro rend hommage à Hiroshi Yamauchi, père de l’industrie du jeu vidéo japonais, qui nous a quitté le 19 septembre dernier. Vous retrouverez également toutes les rubriques habituelles : l’actualité rétro (ma préférée), dossiers arcades, micros, consoles.

Portfolio

Nice : Expo "Albert Chubac" à la Galerie des Ponchettes (reportage photo)

Collection Mamac

29 décembre 2013 - Culture

Exposition jusqu’au 9 février 2014
77 quai des Etats-Unis – Nice

- Présentation de l’expo sur le site de la ville de Nice

- Textes sur Albert Chubac sur le site "Bribes-en-ligne"
- Biographie

Portfolio

Nice : Hommage à Mandela

9 décembre 2013 - Mouvements / Politique

Une centaine de personnes pour cet hommage à Nice.
Lors du discours il a été rappelé la honte que cela avait été pour les niçois quand en 1974, le maire de Nice de l’époque, J. Medecin, avait jumelé Nice avec la ville du Cap, symbole de l’Apartheid.
Et de rappeler aussi qu’un collectif d’artistes mené par Ernest Pignon Ernest, et le Parti Communiste, avaient mené campagne contre ce jumelage dès 1974 (les photos des affiches d’Ernest Pignon Ernest sur la place Masséna et le bord de mer ont largement circulé sur le net. Plusieurs camarades qui ont affiché cette nuit là étaient présents au rassemblement ).
De parler de la venue en 1985 à la fête du chateau de Dulcie September, représentante en france de l’ANC, assassiné en mars 1988 dans des circonstances obscures.
Enfin de parler de l’indécence des larmes de crocodiles des bébés (Jacques) Medecin, de la droite et de l’extrême-droite qui, s’il fallait le rappeler, considéraient Mandela comme un terroriste.

Portfolio

  • Hommage à Mandela

Expo "Pixar : 25 ans d’animation" - Reportage photo

7 décembre 2013 - Numérique

Site de l’expo

Si vous monter sur Paris, ne ratez pas cette expo faite aussi bien pour les petits que pour les grands, à l’image de la plupart des films Pixar.
On y découvre un très grand nombre de travaux préparatoires. Crayon, gouache, pastel, fuseau, marqueur, ... le numérique est quasiment absent de la phase créative, mais tout est là déjà, dans ces croquis. La diversité de styles et de techniques est époustouflante. On comprend mieux pourquoi Pixar est le plus grand studio d’animation de ces 25 dernières années.

Portfolio

Visite de "Jeu vidéo, l’expo" - Cité des sciences/Paris

6 décembre 2013 - Jeux-vidéo

Site de l’expo

ON NOUS A DIT

Les quelques amis qui l’avaient déjà visité nous avaient prévenus : les fans de jeux vidéo n’y trouveraient pas leur compte. Et de ce coté là , je n’ai pas été déçu.

Ils nous ont dit que ça n’était pas plus grand que l’Espace-Turing.
L’affirmation était un peu incompréhensible puisque l’expo à la Cité des Sciences occupe 1 000 m2 alors que l’Espace-Turing fait 150m2.
Et effectivement, comme il s’agit d’un grand carré d’environ 30 mètres de côté, on n’a pas l’impression que ça soit très grand (un peu de calcul : la surface progresse comme le carré de la longueur du côté : 12m x 12m = 144 m2 ; 30m*30m = 900m2. Il y a donc bien 6 à 7 fois la surface de l’Espace-Turing, mais visuellement ça ne donne pas cette impression).

Ils nous ont également dit qu’il n’y avait pas plus de jeux qu’à l’expo Chahi que nous avons montée, l’Espace-Turing est Kernel-Panic.
Ce n’est pas faux : les grosses installations prennent évidemment de la place, et la circulation des visiteurs nécessite des espaces libres. Les jeux sont souvent des créations originales, ils n’ont donc pas pu être multipliés comme on pourrait multiplier à moindres frais le nombre de postes avec des jeux du marché. Et on se demande si l’expo peut accueillir plus de 100 personnes à la fois au vu du nombre limité de dispositifs et d’informations (textes, objets, …)

RETRO vs INTELLO

On nous a dit qu’il y avait en France trop d’expos rétrospectives et historiques sur le jeu vidéo (ha bon ? Du point de vue parisien alors), et qu’on allait voir ce qu’on allait voir avec cette expo qui allait expliquer ce qui était au cœur du jeu vidéo.
Ok.
Mais du coup les quelques vitrines avec des machines et jeux anciens s’intègrent très mal dans l’ensemble. Il n’y en pas assez pour donner une profondeur au propos, et/ou les choix ne sont pas pertinents. Ca vient comme un cheveu sur la soupe par rapport à l’ensemble de l’expo, pour dire « regardez, on a aussi des vieux machins » . Par exemple la présence du "MO5 Platini" qui est complètement anecdotique. Et même le MO5 tout court, avait il sa place par rapport à d’autres ordinateurs plus emblématiques du jeu vidéo ou de créateurs français ? La présence du jeu Sonic est tout aussi étrange.

INSTALLATIONS/JEUX

Pour connaître un peu ce domaine et développer des expériences numériques mathématiques interactives, j’étais très impatient de manipuler l’installation sur le jeu de la vie.
L’interface est très jolie, sur grande dalle tactile ça en jette, mais je trouve la saisie des conditions initiales mauvaise. Le simple fait qu’elle soit discontinue (lié à la discontinuité de la saisie de la position du doigt) pose un problème de fond au niveau du résultat et du gameplay. Ne pas pouvoir saisir un seul point pour compléter ou modifier une "figure" est aussi un problème.
Au final c’est l’application Golly (gratuite et disponible sur iPad) en plus jolie, mais en moins manipulables. Dommage pour expérience liée au jeu vidéo.

Le pong   électromécanique est inspiré du pongmechanik (http://www.cyberniklas.de/pongmechanik/index.html). Mais il a un lourd défaut : la balle ralentie à l’approche de la raquette. Sans doute un problème dans la solution (moteur/mécanique) adoptée pour bouger la balle, mais que n’a pas « pongmechanik" qui est plus simple et qui va plus loin dans la logique mécanique du dispositif (même les scoring sont électromécaniques).

Toutes les installations qui impliquent l’usage du corps sont très poussives et pas très précises Des fois on ne comprend pas très bien ce qu’on doit faire ou ce qu’on a fait (ça vous rappel rien ? Wii tennis bien sûr :D) . Ça n’a pas l’air de déranger les enfants qui s’éclatent, et c’est bien là l’essentiel pour un jeu, mais quand même.

Je suis ressortie de l’expo très mal à l’aise. Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi. En fait, le problème venait de la scénographie, de l’usage de l’obscurité, et de la nécessité de se concentrer. Si l’obscurité de la salle d’arcade nous aide à plonger dans l’univers d’un jeu, ici ça ne fonctionne pas. C’est très joli, ça fait de jolies photos avec le quadrillage à la Tron pour buzzer sur le net, mais cette scénographie est très fatigante ; elle crée une certaine tension. Ça me rappelle l’état second des free parties, sauf que là j’étais au musée et qu’on me demandait de réfléchir sur le jeu vidéo, alors que dans une free party, je buvais, dansais, et que cet état second était le but recherché.

CONCLUSION

Vous me trouvez peut-être excessif dans ma critique.

Mais on ne parle pas d’une expo faite par des bénévoles avec quelques centaines d’euros.
On parle de la cité des sciences, d’une expo avec un budget de 1,6 million d’euros, des professionnels payés pour développer des jeux et des installations. Et surtout on nous a annoncé l’expo référence dans le domaine, en se moquant un peu des expositions au contenu « historique ».

Au final le résultat n’est pas à la hauteur de l’ambition, et ne correspond pas à ce a quoi on aurait pu s’attendre en lisant le catalogue "la fabrique des jeux video" (qui est très bien fait et que je conseille à tous ceux qui veulent approfondir les questions sur et autour du jeu vidéo. Un très bon complément au catalogue de l’expo GameStory).

On ne peut pas penser une expo dans ce domaine comme s’il n’y avait pas 31 millions de joueurs en France, et prêt de 80 % des 10 à 65 ans qui jouent. Le parcours est trop décousu. La tentative de mise en perspective scientifique avec par exemple le jeu de la vie est trop déconnectée du reste, même si j’adore l’idée (il faut dire que c’est un peu la marque de fabrique de l’Espace-Turing depuis plusieurs années), et toutes les installations sont un peu comme ça, sans cohérence globale.

L’impression générale c’est que l’expo n’est pas allée au bout de la logique qui animait le projet. Du coup son propos n’est pas lisible.

Au final, GameStory reste pour moi l’expo référence dans le domaine. Les expériences vidéoludiques y étaient bien plus fortes et intéressantes. Et pour cause, on jouait à des jeux références au niveau des gameplay.

Et pourtant j’aurai aimé voir l’expo que les photos et le catalogue "la fabrique des jeux video" m’avait fait rêver.

Portfolio

Eric Chahi : 30 ans d’expérimentation vidéoludique (Reportage photo)

26 novembre 2013 - Jeux-vidéo

Reportage photo sur le site de l’Espace-Turing

Le samedi 23 novembre dernier, Eric Chahi, un des plus grands auteurs français de jeux vidéo, était l’invité de l’Espace-Turing et de l’association Kernel-Panic pour la 4ème édition des Journées Mondiales du Jeu Video.

L’auteur illustre de Another World, Heart of Darkness ou encore From Dust, a donné une conférence (la vidéo sera prochainement en ligne) et a inauguré l’exposition rétrospective de son travail ; 30 ans de création qui ont accompagné l’histoire du jeu vidéo depuis les premiers jeux sur ordinateurs familiaux au debut des années 1980, jusqu’aux jeux dématérialisés sur consoles "nextgen".

Toute l’après–midi, les visiteurs on pu (re)jouer à l’ensemble des jeux vidéo de l’auteur ; voir des documentaires et interview ; découvrir les outils et simulations développé par Eric Chahi pour la création de ses jeux (l’éditeur vectoriel d’Another World ou encore la toute première simulation de fluide en mouvement pour From Dust basée sur des automates cellulaires.

Nous reviendrons prochainement sur le travail d’Eric Chahi et de l’évolution de son rapport au jeu vidéo : de l’écriture cinématographique d’Another World au gameplay de From Dust qui en fait un véritable "Scientific Gaming" (Serious Gaming).

Portfolio

"Fight Night" - Laure Ledoux

27 octobre 2013 - Culture

Très gros coup de coeur pour le travail photographique de Laure Ledoux, portraits sur ambrotype issus du jeu "Fight Night".
Ils ’agit d’un projet réalisé lors d’une résidence dans le cadre de l’Observatoire des pratiques de création de l’image numérique (Obs/IN) à Arles.

Les reflets bleus sur les photos sont intentionnels de ma part. Ils ne font pas partis des photos.

Portfolio

Coulée verte : miroir aux alouettes

27 octobre 2013 - Nice
Photo © Nice-Matin

La coulée verte voulue par Christian Estrosi, maire de Nice, a été inaugurée hier en grande pompe.
Nice-Matin dans son édition du jour parle de Central Park niçois.
Soit ils ne connaissent pas Central Park, soit c’est une moquerie.

L’attraction fût le miroir d’eau qui existe dans beaucoup de ville, et dont la dimension écologique m’échappe. Mais il sera sans doute très utile en été lorsqu’il fera très chaud.

Le reste est pour moi un miroir aux alouettes.
Globalement il ne semble pas avoir plus d’arbres qu’avant, malgré les nombreux petits arbres plantés. Ce qui fait "masse" verte, existait déjà.
Il faut se rappeler - ça n’est pas si vieux- qu’il y avait deux jardins magnifiques sur le parcours actuel de la coulée verte, et que les anciens jets d’eau (là ou il à les nouveaux jets et le mirroir d’eau) etaient déjà longés par de nombreux arbres sous lesquels les jeunes venaient discuter, jouer de la musique, lire.
Des bambous et vivaces ont été sur-utilisés sur des zones réduites pour faire croire à une très grande végétation qui fait presque « jungle ». Sans doute pour faire les photos correspondantes aux simulations.
Le point positif : avoir supprimé les verrues qu’étaient le parking et la gare routiere. Mais les remplacer par un tapis vert ne rendra pas le lieu agréable à vivre en été en plein soleil. Et combien de quantité d’eau faudra t-il pour garder ce gazon vert toute l’année ? On connait le désastre écologique que sont les golfs.

Pour finir, les mots d’Estrosi lors du discours d’inauguration dont Nice-Matin s’est fait l’écho : " N’en déplaise à certains, ce jardin n’est pas un camping et il ne le sera jamais. Il est protégé par des grilles. Il est surveillé par une brigade spéciale. Il dispose de caméras thermiques. Ce jardin est pour les Niçois et pas pour les autres."

Alors que la notion d’espace-vert et de jardin est la plupart du temps associé à harmonie, partage, calme, …, le maire vient d’inventer le jardin sécuritaire et xénophobe.
On est vraiment bien loin de Central Park.

Photo © Nice-Matin
Photo © Nice-Matin

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