Tout juste rentré du japon, direction ma boutique BD préférée (alfabd) pour me procurer l’ovni de l’année, né de la rencontre entre le dessinateur niçois Edmond Baudoin et le mathématicien médaille Field Cédric Villani : Les rêveurs lunaires. Quatre génies qui ont changé l’histoire. Le livre est tout simplement magnifique, chaque planche superbe. Beaucoup se suffisent à elles mêmes. Le trait, la mise en page, le mouvement, tout dans le dessin de Baudoin est en adéquation avec le propos. Quel autre dessinateur aurait pu relever le défi de ce pavé d’une grande densité de 192 pages ? Et quel autre mathématicien aurait pu proposer un tel projet, autant aimer la BD, avoir l’envie de transmettre, et comprendre la complexité parfois tourmenté de la pensée scientifique. Je vous renvois à l’interview que j’avais réalisé pour l’Espace-Turing : Baudoin - Villani, l’inattendue bande-dessinée ; vous y trouverez aussi des photos de la rencontre entre les deux auteurs et la vidéo d’une leçon de dessin de Baudoin à Villani.
Ce livre raisonne particulièrement en moi pour diverses raisons, professionnelles et personnelles. Et c’est très gentiment que Edmond et Cédric m’ont mis dans la postface. J’en suis à la fois très honoré et très gêné. Edmond m’a également fait la surprise et le plaisir d’utiliser le portrait que j’avais fait de lui lors de notre dernière rencontre.
Pour finir, je vous annonce qu’il est prévu une exposition, des rencontres avec les élèves et une conférence sur les rêveurs lunaires lors de la fête de la science en octobre prochain au lycée « les Eucalyptus » de Nice.
Retour du japon ce lundi après 3 semaines durant lesquelles je m’en suis pris plein les yeux, les oreilles et les papilles gustatives. Ce fût un choc culturel, de même nature que mon voyage au Sénégal. Quelques photos en vrac pour ceux qui n’auraient pas suivis au jour le jour sur facebook.
Le 9 janvier dernier je donnais une conférence à la médiathèque de Contes intitulée Sciences et Jeux Vidéo, des relations inattendues dans le cadre de l’exposition Jeu vidéo, entre interactivité et art populaire co-organisé par l’association Kernel-Panic et l’Espace-Turing. J’ai donné cette conférence à plusieurs reprises, et pour éviter de me lasser ainsi que ceux qui y auraient déjà assisté, j’essaye de rajouter des petites choses. Cette fois, je me suis un peu éloigné du jeu vidéo pour parler de la période d’après guerre qui concentre les différents germes de la société numérique. Parmi ces germes, un article anticipatoire surprenant de Vannevar Bush ingénieur, professeur au MIT et conseiller de Roosevelt : « As we may Think ». Il y décrit « l’hypertexte » ; le « bureau actif » Memex qui permet de consulter différents types de données, mais aussi d’en saisir au moyen d’un stylet (une sorte de tablette géante) ; la possibilité de consulter des informations à distance ; l’enregistrement d’expériences scientifiques au moyen d’une mini-caméra. Mais comment cet article a t-il pu être si prémonitoire ? Vannevar Bush ne propose en réalité pas de nouveaux super-outils mais des nouveaux usages, et imagine ensuite les outils nécessaires pour les mettre en oeuvre avec la technologie du moment. Ce texte inspira d’ailleurs Ted Nelson et Douglas Englebart, concepteurs de l’environnement graphique et de la souris.
Comme partout en France, plus de 5000 personnes réunies ce dimanche place Garibaldi en hommage aux victimes, dessinateurs, policiers, simples citoyens de confession juive.
Histoire du jeu-vidéo (posters, consoles, jeux, mag, ...).
Sciences et jeu vidéo, des relations inattendues
Ukiyo-e Heroes (estampes japonaises contemporaine reprenant des thèmes de jeux vidéo), Gamolaroid (série de polaroids de jeux vidéo cultes), artbooks, OST sur vinyles, ... .
Série de publicités des années 1980.
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AGENDA
Vendredi 9 janvier à 18h30 : Inauguration de l’exposition et conférence
Inauguration de l’exposition « Jeu vidéo, entre interactivité et art populaire ».
Conférence « Science et jeux vidéo, des relations inattendues » par Marc Monticelli, ingénieur de recherche CNRS.
Samedi 10 janvier de 10h à 12h et de 14h à 16h : Indie games. Découverte des jeux vidéo indépendants et des nouvelles pratiques.
Vendredi 16 janvier à 18h30 : Art numérique ou jeu vidéo ? Performance audiovisuelle (Opposite création) et conférence avec Frédéric Alémany artiste numérique (Le Hublot, Nice).
Samedi 17 janvier de 14h à 17h : Retrogaming. Venez jouer et (re)découvrir d’anciens jeux vidéo. Nombreuses consoles en accès libre.
Mardi 20 janvier de 10h00 à 12h : Les métiers dans le jeu vidéo. Rencontre avec Fabrice garnier, créateur indépendant de JV, David Buchette doctorant en ergonomie du jeu vidéo et Marc Monticelli informaticien.
Vendredi 23 janvier à 18h30 : Projection de Tron, film culte américain de Steven Lisberger (1982). 1h36.
Samedi 24 janvier de 14h à 17h : Tournois de Jeu vidéo